De Kampala à Genève, en passant par Bono.

Deux patries avant mes dix ans
Je suis né à Kampala, en Ouganda, dans une famille originaire de la région de Bono, au Ghana. Le village de mon père s’appelle Basakrom. Grandir entre plusieurs cultures m’a donné deux choses sur lesquelles je compte encore : un regard qui ne s’arrête pas aux frontières, et un profond respect pour l’origine de chacun.
Genève, et une entreprise qui a eu 25 ans
La Suisse est devenue mon pays. Le 20 octobre 2000, j’ai cofondé InterHyve Sàrl à Genève. Vingt-cinq ans plus tard, nous prenons soin de l’informatique et de la sécurité de PME, d’organisations internationales et de fondations, avec une équipe sur quatre continents (Suisse, Kenya, Inde et Australie) et une manière de travailler certifiée ISO 27001. C’est là que j’ai appris l’essentiel du métier d’entrepreneur : tenir ses promesses, garder des systèmes simples, et toujours penser au pire jour du client.
Une famille, et une deuxième entreprise
Je suis mari et père de quatre enfants, et nous vivons dans le canton de Vaud. Ensemble, nous avons créé Dwennimmen, une société immobilière familiale. Son nom est celui du symbole adinkra des cornes du bélier, que nous avons choisi pour notre mariage : l’humilité alliée à la force. Notre premier immeuble, à La Chaux-de-Fonds, a été notre école.

Retrouver l’eau froide
Pendant des années, j’ai pratiqué le bain froid avec une régularité quasi religieuse : c’était ma façon de travailler la résilience à titre personnel. Notre tour du monde a interrompu cette habitude, et je reprends aujourd’hui le chemin de l’eau. L’écrire ici, c’est ma manière de m’y tenir.
L’eau froide oblige à respirer lentement quand tout pousse à paniquer. Et cette compétence se transfère : à un incident informatique à deux heures du matin, à un locataire difficile, à une conversation délicate à la maison.
Pourquoi la résilience
À y regarder de près, mon travail est un seul métier exercé de trois façons. InterHyve aide les entreprises à résister aux attaques et aux pannes. Dwennimmen aide une famille à tenir bon quand l’argent perd de sa valeur. Et l’eau froide, que je retrouve, est ma façon personnelle d’apprendre à garder mon calme sous pression. La résilience, ce n’est pas être incassable. C’est encaisser un coup et continuer d’avancer.
Un héritage, ce n’est pas ce que l’on laisse derrière soi. C’est ce que l’on construit chez les autres, avec intention, chaque jour.
Une collaboration, une conférence, un mentorat ?
Je lis chaque message moi-même.